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Mémoire du Cross d’Accolay

Mémoire du village • Course nature • Patrimoine sportif

Les archives du Cross d’Accolay

Des premières foulées du Cross du Colporteur aux grandes éditions des années 1990, redécouvrez l’histoire d’une course populaire, exigeante et profondément liée au village d’Accolay.

Une histoire sportive et humaine

Ancien peloton du Cross d’Accolay sur un chemin

Pendant près de deux décennies, le Cross d’Accolay a rythmé les fins d’été du village. Né sous le nom de Cross du Colporteur, l’événement proposait plusieurs distances accessibles à tous, dans un esprit à la fois sportif, populaire et convivial.

Au fil des années, la course a grandi. Elle a attiré davantage de coureurs, s’est fait une place dans le calendrier départemental, et a vu passer de très beaux vainqueurs. Mais elle a surtout conservé ce qui fait son identité : un parcours exigeant, un ancrage local fort, et une ambiance unique entre canal, rues du bourg et chemins d’Accolay.

Bien avant les formats modernes du trail, Accolay savait déjà faire vivre une course authentique : un départ au cœur du village, des bénévoles mobilisés, des spectateurs proches des coureurs, des parcours parfois redoutables et une convivialité qui se prolongeait bien après l’arrivée.

Ces archives montrent une évidence : le Cross d’Accolay n’était pas seulement une compétition. C’était aussi un moment de village, un rendez-vous populaire et un souvenir collectif.

 

Aux origines du Cross du Colporteur

Les premières archives montrent une course simple, ouverte à tous, déjà solidement ancrée dans la vie du village.

1983 — Le IIIe Cross populaire du Colporteur

Flyer du IIIe Cross populaire du Colporteur en 1983

L’une des plus anciennes traces conservées du Cross d’Accolay est un flyer daté du dimanche 28 août 1983. On y découvre une épreuve déjà bien structurée, avec trois circuits au choix : 3 km, 7 km et 13 km.

La course est annoncée comme ouverte à tous, licenciés ou non licenciés, hommes, dames et enfants. Le départ est donné au Jardin Public du Canal à partir de 9 heures, avec remise des dossards et inscriptions tardives dès 8 heures.

Dès cette époque, l’ADN de l’épreuve est déjà là : accessibilité, simplicité, effort, esprit populaire et nombreuses récompenses. Le Cross du Colporteur s’inscrit alors comme une animation sportive forte de la fin d’été accoloise.

À retenir : une course née dans l’esprit village, ouverte à tous, avec plusieurs distances dès les premières années.

 

1984 — Une bonne participation

Article de presse Cross d’Accolay en 1984

L’édition 1984 confirme que le Cross d’Accolay trouve rapidement son public. La presse locale titre alors : « Cross d’Accolay : une bonne participation ».

La photo de départ montre déjà un peloton fourni, dans une ambiance typique des courses rurales de l’époque : proximité entre public et coureurs, organisation artisanale mais sérieuse, et un fort ancrage local.

Ce document atteste que, très tôt, le rendez-vous a dépassé la simple animation de village pour devenir une véritable épreuve reconnue à l’échelle du secteur.

 

Une course de village qui rayonne

Au milieu des années 1980, le cross s’installe durablement dans le paysage local et affirme déjà sa personnalité.

1986 — Quirié et Lagrange s’imposent

Article Accolay Quirié et Lagrange s’imposent en 1986

L’article consacré à l’édition du 31 août 1986 évoque le cinquième cross du “Colporteur d’Accolay”. Cette année-là, la participation est un peu en retrait, avec 58 participants, en partie à cause d’une autre compétition organisée le même jour à Clamecy.

Malgré cette affluence plus modeste, la presse souligne une ambiance restée très amicale, notamment sur le 3 km, où les plus jeunes sont particulièrement mis en avant.

Côté résultats, Lagrange s’impose sur le 7 km, tandis que Quirié (U.S. Toucy) l’emporte sur le 14 km en 49’44. L’article mentionne également Patricia Bellier comme première femme du 14 km.

Cette édition illustre parfaitement l’esprit du Cross d’Accolay : une course sérieuse dans son organisation, mais profondément conviviale dans son ambiance.

Départ du 14 kilomètres du Cross d’Accolay en 1986

Le départ des 14 kilomètres, lui, rappelle déjà la densité visuelle de ces anciennes courses : une proximité immédiate avec le public, une organisation simple, et une vraie présence du village autour des coureurs.

 

Une épreuve authentique

À partir de 1990, les archives montrent un cross réputé pour son caractère, son parcours et son état d’esprit.

1990 — Le Xe cross des colporteurs d’Accolay

Article résultats du Xe cross des colporteurs d’Accolay en 1990

Avec sa 10e édition, le Cross d’Accolay a déjà une vraie identité. La presse insiste alors sur ce qui distingue l’épreuve : ici, pas de démesure ni de gros lots tapageurs, mais des récompenses symboliques et un attachement fort à l’effort sportif.

Le journal décrit un parcours champêtre apprécié des coureurs et un 14 km redoutable, capable d’attirer des participants venus de plus loin, notamment de région parisienne ou de Saône-et-Loire.

Les résultats connus donnent notamment Cendrier vainqueur du 14 km en 50’23. Cette édition confirme que le cross n’est plus seulement une course locale : il est devenu un rendez-vous reconnu.

Ce que racontent ces archives : Accolay revendique déjà une course exigeante, sincère et fidèle à un esprit sportif rare.

 

Le temps des grandes éditions

Dans les années 1990, le Cross d’Accolay prend de l’ampleur et attire des coureurs de très bon niveau.

1992 — Jean-Baptiste Protais au-dessus du lot

Jean-Baptiste Protais vainqueur du Cross d’Accolay en 1992

Dans le cadre de la fête patronale, le XIIe Cross d’Accolay, organisé par l’association des Amis d’Accolay, propose toujours ses trois distances : 3 km, 7 km et 14 km.

L’édition est marquée par la victoire de Jean-Baptiste Protais sur le 14 km, en 50’10. Sa domination est telle que la presse titre sans ambiguïté : « Jean-Baptiste Protais anime et remporte ».

La photo du vainqueur, bras levés, reste l’une des images fortes de l’histoire du cross.

 

1994 — Belland sans opposition

Dominique Belland vainqueur du Cross d’Accolay en 1994

En 1994, le 14e Cross d’Accolay réunit environ 50 concurrents sur les trois épreuves proposées.

L’édition est dominée par Dominique Belland, qui remporte le 14 km en 51’10, devant Jean-Baptiste Protais. Le journal insiste sur la technicité du parcours et sur la manière dont Belland a dominé la course de bout en bout.

Sur le 7 km, c’est Thierry Vernet qui s’impose en 25’24.

 

1996 — Le cross change de dimension

Article Denis Prin devance Vernet au Cross d’Accolay en 1996

L’édition 1996 marque un cap important. Le 16e Cross d’Accolay est désormais inscrit au calendrier départemental des courses hors stade.

La participation grimpe à près de 90 concurrents, preuve que l’épreuve rayonne bien au-delà du village. Le 14 km est remporté par Denis Prin (AO Nevers) en 50’25, devant Michel André et Thierry Vernet.

Sur le 7 km, Omar El Yaacoubi s’impose en 24’30. Cette édition est l’une des plus marquantes par sa densité et son niveau sportif.

 

1997 — Record d’engagés

Article La victoire pour Legris au Cross d’Accolay en 1997

L’année 1997 reste l’une des grandes références du Cross d’Accolay. La presse évoque en effet une centaine de coureurs, soit un record d’engagés pour l’épreuve.

Sur le 7 km, Laurent Henry s’impose. Sur le 14 km, c’est l’Ajaiste Gilles Legris qui fait cavalier seul à partir du 6e kilomètre.

Cette édition confirme la très belle dynamique des années 1990 et la réputation désormais bien installée de la course.

 

1998 — Chaudron récolte encore

Anthony Chaudron vainqueur du Cross d’Accolay en 1998

En 1998, le 18e Cross d’Accolay voit la victoire de Anthony Chaudron, auteur d’un chrono de référence sur le 14 km : 45’54.

La presse souligne qu’il s’impose avec une très large avance et réalise une performance record. Chez les dames, Dominique Laval marque également l’édition par sa prestation.

Avec 83 coureurs au départ, cette édition montre un cross arrivé à pleine maturité, capable d’allier niveau sportif, belle participation et fidélité à son esprit d’origine.

 

Quand Accolay vivait au rythme de la course

Les photos de la fin des années 1990 révèlent toute la chaleur humaine du rendez-vous.

1999 — Départs, traversées du village et arrivées

Planche photo du Cross d’Accolay en 1999

Les albums photo datés du 29 août 1999 apportent une dimension encore plus vivante à ces archives. On y retrouve le départ des 14 km à 10 heures, les rues du village, les passages devant l’église, les encouragements des habitants, les arrivées et les instants partagés.

Ces images rappellent que le Cross d’Accolay ne se résumait pas à des classements. C’était un rendez-vous populaire au sens noble du terme : une course sérieuse, mais jamais froide ; une compétition, mais toujours un moment collectif.

 

Une course pour tous les âges

Départ des jeunes au Cross d’Accolay

Les clichés des départs jeunes montrent que le Cross d’Accolay était aussi un moment de transmission. Les enfants et adolescents avaient toute leur place dans la fête, au même titre que les adultes et les coureurs confirmés.

Cette dimension intergénérationnelle a largement contribué à l’ancrage affectif de l’épreuve dans la mémoire locale.

 

La convivialité après l’effort

Remise des prix ou rassemblement du Cross d’Accolay

Les photos de remises de prix et de rassemblements prolongent le récit : après la course venaient les échanges, les applaudissements, les récompenses et les moments partagés.

C’est aussi cela, l’héritage du Cross d’Accolay : une manifestation sportive profondément humaine, portée par les bénévoles, les associations et les habitants.

 

L’héritage du Cross d’Accolay

Le Cross d’Accolay appartient pleinement à l’histoire sportive et humaine du village. Il a vu défiler des générations de coureurs, de bénévoles et de spectateurs. Il a mêlé performance, convivialité, mémoire locale et passion de la course à pied.

Aujourd’hui, ces archives rappellent une évidence : bien avant les formats modernes du trail, Accolay savait déjà faire vivre une course exigeante, authentique et profondément collective.